vendredi 3 juillet 2009
La drogue, c'est mal
Australie - Alors que la population s'interrogeait sur l'origine,
extraterrestre ou non, des cercles observés dans des champs, il
semblerait que ce soit des kangourous qui en seraient les auteurs.
Après avoir envahi un domaine où sont cultivés des pavots à opium et
ingéré la drogue, ils se seraient mis à tourner en rond.
Les kangourous ont investi le domaine de plantation de pavot et ont
mangé les plantes. Drogués, ils se sont mis à sauter en formant des
cercles sur le domaine. Le procureur a déclaré qu'il y avait
fréquemment des problèmes avec les kangourous qui s'introduisaient sur
le domaine et "planaient complètement" ensuite.Les plantes cultivées
sur ce domaine servent à produire de l'opium réputé pour sa propriété
psychotrope. Le propriétaire de l'exploitation est le plus gros
producteur mondial de pavots à opium cultivés à des fins
pharmaceutiques. L'incident n'est semble t-il pas le premier, l'un des
managers du domaine a déclaré qu'ils avaient eu les mêmes problèmes
avec des moutons qui eux aussi avaient avalé des pavots à opium et
s'étaient ensuite déplacés en cercle, exactement comme l'ont fait les
kangourous.
I don't do drugs. I am drugs.
~ Salvador Dali
mercredi 1 juillet 2009
Des pieds et des mains
Je poursuis dans mes œuvres de fétichiste light du chubby geek, si possible à tendances interlopes.
J'ai une impression de résolution possible, pas trop longue, et j'ai peur de me faire des idées.
Cette dernière phrase ne va pas vraiment avec les autres, mais je la note parce qu'elle me travaille depuis quelques temps.
Et puis j'ai envie d'être non pas aimée, mais désirée, sûrement mes hormones qui s'amusent ces jours-ci avec moi.
Je sais aussi que je me suis dit que je devrais plus passer à l'attaque à ce propos (entre autres). En promenant le chien, ce matin, je me disais en mon for intérieur que j'ai fort en pagaille, que je suis incroyablement peu sûre de mon potentiel de séduction. Je suis capable d'analyser froidement mon physique et de le juger plus que satisfaisant, au-delà de la bonne moyenne, dans la catégorie des chanceuses en d'autres termes, et d'évaluer mes capacités intellectuelles (pour aller plus vite) avec sensiblement les mêmes termes, et pourtant dans les faits, rien ne me surprend plus que quelqu'un qui me témoigne un réel intérêt marivaudesque. Plus particulièrement bien entendu quand j'en ai autant à dire à son sujet. Combien d'occasions ai-je donc laissées filer ces dernières années - bon, ces derniers trente et un ans, okay - à cause de cela ? Je me souviens du premier, très clair à postériori, puisque c'est son ex de "avant moi" ("moi" qui n'a jamais eu lieu, donc) qui me l'a confié un jour.
Ai-je vraiment fait des progrès depuis mes quatorze ans ? Un peu. J'ai été porter dans la chambre d'ami des croissants en t-shirt et petite culotte à B. le lendemain matin de son arrivée en visite de courtoisie chez moi. Je me suis rendue en Suisse. J'ai mis mes pieds sous la couette à D. En pestant intérieurement pire qu'un chat aspergé de mille gouttelettes glacées que bordel des couilles à Jean-Hugues Anglade, mais alors quoi, il ne va jamais se décider à faire quoi que ce soit ? J'ai lourdement réitéré ma proposition quant à ce scrogneugneu de pique nique avec M. que j'attends toujours de pied ferme. Je suis celle qui a roulé la première pelle à L. lors de mon passage éclair dans sa ville, et qui insiste pour qu'elle me ramène mon T shirt oublié là-bas, nom de Dzi, voire plus si affinité (note : faites, petit jésus merci, que je sois de bonne humeur ce jour-là, j'ai plein d'idées merveilleuses pour tester son masochisme. Merci petit jésus mon pote ...). Et je me suis amusée ce soir à montrer mes magnifiques orteils à un presque fétichiste des pieds. Donc oui. Je m'améliore. Pas encore miraculeux, mais mieux. Restons sur cette idée. Et sur celle de tout ce qu'un presque fétichiste des pieds pourrait accomplir sous ma douce mais ferme férule.
Gourgandine, va.
Sex without love is a meaningless experience, but as far as meaningless experiences go its pretty damn good.
~ Woody Allen
(PS : Là je vais me coucher.
Pour dormir.
Seule.
J'ai pourtant d'autres idées en tête.
Pourquoi diantre le monde est-il si cruel ?)
lundi 29 juin 2009
Running up those stairs
Il y a quelques jours j'ai ouvert un magnifique document word, avec une colonne "problèmes" et une colonne "solutions" qui reste à remplir. Pour savoir où j'en étais, pour voir noir sur blanc ce qui me pourrissait la vie. Quelques jours plus tard, en allant rendre des livres à la bibliothèque, je suis tombé sur un ouvrage assez fin intitulé "Arrêtez de vous faire du souci pour tout et pour rien", de Robert Ladouceur, Lynda Bélanger et Eliane Léger. Que croyez-vous ? Évidemment, j'ai regardé autour de moi ("Eh oh, qu'est ce qu'il me veut, ce Robert ? Comment qu'il est au courant ? Ou est-ce qu'il se cache pour m'espionner, le cuistre ?"), et puis je suis partie avec - le dit livre, pas le Robert - jusqu'au bureau des emprunts (voler dans une bibliothèque, ce serait mal).
Bon, et bien donc j'ai un nouveau bidule à mettre dans ma liste de dieu du ciel que je suis donc équilibrée étrangement : je suis l'heureuse bénéficiaire d'un TAG, autrement dit un Trouble Anxieux Généralisé. Je crois que c'est pour mon bien, que ceux qui vivent la tête en l'air ont tort (oui, B., c'est à toi que je parle, couillon), que mieux vaut prévenir que guérir, alors qu'en fait, oui mais non, parce que là j'en fais trop, je suis à la limite du fiston chinois dans Tintin, qui tient absolument à couper la tête à tout le monde pour trouver la voie (et éviter les céphalées). Je me pourris la vie pour des catastrophes pas encore arrivées, je prévois le pire comme un bon paysan et total, je finirai cardiaque et morte dans d'atroces souffrances même pas jouissives vu que je ne suis pas masochiste (par contre si tu es masochiste, même sans forte poitrine, tu m'intéresse, laisse donc tes coordonnées ici, et nous te rappellerons), sauf que moi on va pas en chier une pendule à la Une de tous les journaux du monde comme l'autre foufou. Mais lui aussi il devait être bien TAG TAG, hein. Je referme cette parenthèse inutile. Bref.
Donc, je suis trop anxieuse. Je le savais. Voire angoissée, ou vice versa. Mais surtout, au niveau atteint en tout cas ces derniers mois, je gagne un joli nom pour cela. D'ailleurs on peut aussi nommer mon trouble une névrose d'angoisse. Je dois méditer, prendre ma pharmacopée, et aller voir un psytruc comportementaliste cognitif. Enfin non, évidemment je ne dois pas. Mais cela fait en tout cas partie des suggestions.Surement bienvenues.
En même temps, B. m'avait proposé de rechercher un système d'écoute et d'échange parallèle, du genre groupe de parole/thérapie de groupe. Et je commençais un peu plus à m'intéresser à la PNL (Programmation Neuro Linguistique) depuis quelques semaines. Pas que je sois contre la psychanalyse traditionnelle, ni même que je n'y prête foi. Seulement j'ai essayé pendant quelques années, et si les progrès et/ou les découvertes ont été réel/les, j'ai besoin de résultats un peu plus rapides et concrets, en ce moment. Je pars quand même un peu en miettes. Plus ou moins selon les périodes, certes, mais du gros bout de pain à la minuscule parcelle de mie, il n'y a qu'un pas, ou quelques pigeons passant par là et affamés. Je ne sais jamais quand va intervenir la prochaine crise, donc si je peux avoir des armes contre elle, la salope, voire apprendre à l'éviter, j'applaudirai des deux mains, et je battrai des pieds comme une petite folle. Et ce serait très joli à voir.
Je sais que j'ai grandi dans un milieu vaguement pathogène, mais je n'en veux pas (enfin, finalement plus pour être exacte) à mes parents, et plus particulièrement à ma mère, parce qu'elle a agit comme elle le croyait juste, guidée par son amour pour moi et sa bonne volonté, mais entravée et empêtrée dans sa propre histoire personnelle et familiale. Je sais maintenant que je ne pourrais pas la "guérir" - oui, c'était mon idée il y a quelques années, je m'étais mise dans la tête que ma venue sur terre avait un but, et que c'était de la soigner/rénover/rendre mieux/heureuse/un peu tout cela, et encore d'autres choses qui s'y rattachent. J'ai l'impression qu'elle voit son passé, ses parents sous un prisme faussé d'idéal quotidien ; que la réalité n'est en fait pas aussi tranchée, aussi rose. Que sa volonté très nette de me laisser entièrement libre, que son incapacité le plus souvent à me dire non (enfin à moi encore plus qu'aux autres), à m'imposer des règles strictes si je les contestais, tout en cherchant à obtenir ce qu'elle voulait par le biais (manipulation, chantage aux sentiments, échanges de bons procédés), que donc en résumé, toute une ramification d'éléments que je mets petit à petit bout à bout, me font entrevoir dans l'éducation qu'elle m'a donnée une réaction, mais au sens le plus profond du terme, à son éducation et à sa sphère familiale. Est-ce que ces dernières étaient finalement un peu hors norme, même pour les années quarante où elle a grandi ? Je ne sais pas, et je ne suis pas sûre que je connaisse un jour la vraie vérité vraie.
Mon enfance a donc beaucoup pesé sur ce que je suis maintenant, et ce que j'en fais. C'est un super scoop, non ? Je ne peux pas me cacher derrière mon petit doigt, pourtant. Je suis, nous sommes, ce que nous décidons d'être. Que ma mère soit résiliente, ou partiellement résiliente, et moi idem, très bien. Que mes jeunes années aient été pénibles, par la solitude que j'y ai éprouvée, par ma volonté de taire mes gros problèmes (pauvre con de pédophile adolescent, pauvres cons d'élèves méchants, pauvre con de papounet absent) pour ne pas blesser ma mère que je sentais instinctivement fragile, c'est un fait. Que j'en paye encore le prix maintenant, par 1/ mon état dépressif et anxieux soigné à coup d'inhibiteur de recapture de la sérotonine depuis des années, des anxiolytiques légers depuis quelques semaines, des psys par intermittence, et 2/ par mes somatisations diverses et variées sans cesse renouvelées - et le dos et la tête, et l'estomac et les articulations, et le cou et l'alouette qui n'en peut plus de trouver de nouveaux médicaments à prendre - , c'est aussi un fait.
Mais puisqu'il me semble là que j'ai une bonne partie des éléments en main, si ce n'est tous, je deviens la tutrice du bébé (enfin de moi-même donc, pour ceux qui se perdent un peu dans mes circonvolutions langagières). Oui il (enfin elle, enfin moi) n'est pas bien vaillant(e), mais si je pense au dégoût que j'éprouve par rapport aux gens qui se plaignent en rejetant toute la faute sur les autres (la société, leurs parents, l'état, leur patron, n'importe qui n'importe quoi du moment qu'ils puissent se décharger de leur responsabilité), je sais ce que j'ai à faire.
Rocky a un putain d'escalier à monter en courant, et il est asthmatique. Mais il doit le faire.
Our greatest glory is not in never falling, but in rising every time we fall.
~ Confucius
vendredi 26 juin 2009
Fin de journée
Agel, ange délicieux de mon chaos mental, qu'il doit être pénible parfois d'avoir à épauler quelqu'un comme moi ...
Put your hands down (and your spirit too)
Je mange du pâté végétarien aux champignons et je déprime vaguement. Des échéances qui arrivent (j'ai toujours des échéances prêtes à poindre leur nez pour attaquer mon moral), des hormones qui partent ou qui reviennent, des courriers qui me choquent, il est si facile de me faire trébucher là-dedans ...
Du point de vue uvéite, amélioration. Par contre je continue de moisir.
Je suis souvent de meilleur humeur juste avant d'aller me coucher. Plus maître de moi, voire maîtresse des autres parfois - sourire - ; je dois d'ailleurs réussir à garder cet état dans la journée si je veux réussir à concrétiser pleinement mes envies sur le sujet. Les scenarii se construisent au fur et à mesure, le financement est réglé, ne reste plus qu'à passer la casquette de metteur en scène, totalement.
Est-ce qu'il est clair que je parle de cul ? Je me demande.
For mad scientists who keep brains in jars, here's a tip: why not add a slice of lemon to each jar, for freshness ?
~ Jack Handy
lundi 22 juin 2009
Prison, écriture, correspondance, Plasil, et les autres
J'ai totalement explosé mon compteur de visite avec la citation deux messages plus bas.
C'est étrange, en fait, tout d'un coup, tout ce monde qui arrive chez moi, en se rendant compte qu'en plus ce n'est pas exactement la bonne adresse - sourire -. Je me demande bien ce que vous pouvez penser, téléspectateurs d'Arte, émus, marqués, intriqués par celui qui a passé une si grande partie de sa vie en prison, et qui a occupé une partie de son temps là-bas à écrire. Moi, de mon côté, en dehors de la légère culbabilité à vous faire perdre votre temps ici, cela me rappelle que j'ai trois lettres de retard avec Paul, mon correspondant coincé entre quatre murs gris au Texas, une avec Steven, qui est hébergé par le même état, mais moins longtemps parce que lui ils veulent le tuer (pardon, lui appliquer le juste châtiment correspondant à son crime, c'est-à-dire la peine de mort), et puis encore trois autres, et que toutes ces personnes ne savent peut-être pas à quel point elles sont dans mon quotidien, parce que ces derniers mois j'ai beaucoup de mal à écrire, mais que pourtant je pense à eux.
Si vous passez par là, que vous cherchiez quelque chose sur René Plasil et que vous êtes déçu, pensez quand même sérieusement à correspondre avec un prisonnier, dans votre pays, à l'étranger (un site parmi d'autres, entièrement gratuit).
Si au moins une personne arrivée ici repart avec cette idée en tête, j'en serais heureuse.
Reality becomes a prison to those who can't get out of it.
~ Joyce Cary
dimanche 21 juin 2009
Aller direct vers il y a seize ans
Je regarde des vidéos de gens sur le net. Petits films anodins de moments volés, une soirée arrosée, une discussion de groupe quelque part... Je me sens si loin de mes vingt ans tout d'un coup. Et je me dis que je ne les ai jamais vraiment connus, vécus. C'est plutôt la présence de ce groupe d'amis qui m'a amené cette réflexion. A cet âge, j'étais en troisième année à l'université, parmi des gens qui me ressemblaient si peu. Pas de souvenir de ce genre à me mettre sous la dent. Toujours cette histoire de deux personnes en moi, ce thème si récurrent. Un peu le comptable des Monty Python qui se rêve dresseur de lions.
Ceux de la vidéo étaient saouls, et heureux. Soudés, à priori. Leur image correspondait à mes goûts musicaux et culturels de l'époque (qui n'ont pas vraiment changés depuis, d'ailleurs). Je suis plus en phase avec moi-même maintenant. Le temps perdu ne se rattrape pas, mais ce n'est pas la peine de pleurer dessus.
Je suis une plante à croissance lente, je dois l'accepter et arrêter de me lamenter sur cet état de fait, en tout cas pas tant que la machine à remonter le temps n'existe pas, et je ne m'appelle pas McFly.
En fait, j'avais envie de noter ici cette petite piqûre de nostalgie un peu douloureuse.
Pas de me noyer dedans.
Genial cette aprem trop a fond en disant de la merde c'etait magique ! :)
No limit / 2Limited
Ma vie est pleine de limites que je me fixe. De dates butoir sans cesse repoussées. Demain je rase gratis. D'abord passer cet épisode, et puis cette"épreuve", et puis finalement encore celle-là qui vient se rajouter. Reculer sans cesse.
Je fais ce que je veux de ma vie. Que je le veuille ou non, c'est un choix.
Des événements qui ne devraient même pas porter ce nom influencent ma vie. Parce que je les laisse faire. Ceux qui m'attaquent, directement ou non ne sont que des informations neutres au départ. Et je laisse croire à mon cerveau que je suis perméable au mal, mais si peu au bien.
C'est très désagréable de savoir que vous avez la solution, et que pourtant cela ne change pas grand chose dans votre comportement.
La peur est le moteur du monde
~ René Plasil "Journal d'Un Oublié"
vendredi 19 juin 2009
se concentrer sur des trucs sympas
Gens chiants profiteurs voleurs mesquins égoïstes.
Pas déprimer, ne pas leur donner d'importance.
mercredi 17 juin 2009
PS
Ce n'est pas pour ne pas avoir l'air irresponsable, mais parfois comme maintenant j'ai vraiment l'impression d'une autre personne qui est dans ma tête et qui me dit "ça va pas marcher tu le sais au fond de toi et puis d'autres te l'ont dit". Comme une voix, même si je pense aussi en même temps comme là maintenant "oui ça va marcher".
Elle me fait peur cette voix, cette personne.
Parce que je ne sais jamais quand elle est vraie ou pas.
Parce que tu ne peux pas dire qu'elle est fausse tout le temps.
Parce que tu as déjà vu que parfois elle avait aussi raison.
Et puis là, c'est vraiment l'impression d'une autre personne dans ma tête que j'ai eu presque.
Et je suis très perdue.
Et cette personne elle me fait pleurer.
Et je veux croire l'autre personne qui pense qu'elle t'aime là, et que tout va aller bien, et que tout va continuer d'aller bien encore un an, et puis deux et puis dix et puis encore d'autres années après.
Bref ...
Est-ce que mes craintes sont ridicules ? Est-ce mes certitudes des mauvais jours sont une lucidité ou une protection que je revêts contre la souffrance possible ?
Quand je parlais avec B., qui a mal à la tête qui doit se lever tôt et que j'emmerde menu, je me souviens surtout d'avoir pensé "Ben oui, c'est vrai ça, ça me parle et produit un effet sur moi ces/ses mots" quand il a dit que lui il savait qu'il m'aimait et que cela suffisait (sans guillemet, parce que ce n'est pas exactement à 100% ses paroles, mais c'est bien l'idée). Pour lui, ce que nous partageons est déjà plus que beaucoup, nos dissonances ne sont qu'un détail, une poussière matérielle, mais rien de fondamental. Qui me lit depuis longtemps et partage cette vue ? (D'ailleurs, comme d'habitude, qui me lit, bordel de Zeus ?). Se souvenir de mon sentiment d'apaisement relatif à ses mots. Oui après tout il a raison. Alors pourquoi ces échos négatifs ? Je veux tellement trop. Jouer au loto mais avec la liste des numéros gagnants. Faire les mots croisés avec les réponses scintillant dans mon cerveau. Etre sûre d'aimer pour la vie ou presque. Etre sûre d'aimée. Etre sûre d'être aimée, vraiment. Jouer en sachant que je vais gagner. Où est le jeu, alors ?
Je me demande pourquoi cette conversation partie sur un détail ou presque aujourd'hui abouti à un résultat si tragique (mon dieu, rien ne sera possible entre nous, et quand bien même, résultat droit dans le mur au final). Donnez-moi un litre d'eau, je n'en assimilerai qu'une goutte. Privez-moi d'une goutte, je me dessécherai complètement. Est-ce un problème de lucidité négative ? Dans ce cas, j'en ai assez de me balader avec le patrimoine génétique des Cassandres en folie et je demande bien fort mon remboursement là maintenant tout de suite bordel des couilles à Sonic le hérisson. Ou bien la source de mes maux (en tout cas celui-la) se loge t'elle dans une estime de soi franchement chancelante ? Si j'étais certaine de ma valeur intrinsèque, en d'autres termes, mettrais-je en doute notre avenir commun de cette manière, dès qu'un problème de communication un peu important jaillit entre nous ? Ou alors dois-je blâmer la peur de tenter ? N'importe quoi pour se raccrocher à l'échec certain comme excuse à l'inaction et à la stagnation. Est-ce lamentablement je dois choisir un mix des trois ? Que ma vision se justifiera par la projection de ce que mon esprit défaillant fera subir à mon futur et mes actes à mon présent ?
Encore une fois, cette question : Est-ce quand j'y crois que je me trompe, ou l'inverse ? A cet instant, un bourdon me traverse les deux hémisphères : cette phrase qui dit aérodynamiquement il n'est pas sensé voler, mais que comme il n'est pas au courant, il vogue joyeusement dans le ciel, bzz bzz. Et puis les Coyotes qui avancent dans le vide après la falaise tant qu'ils n'ont pas regardé leurs pieds. J'ai des animaux dans le ciboulot, quoi. L'araignée est présente en permanence par contre, elle tisse tranquillement, merci de demander.
Si c'est un échec, je ne pourrai pas m'en dédouaner si je continue sur cette lancée. Pas avec certitude. Et j'ai besoin viscéralement de certitudes. Donc je suis forcée d'y croire si je ne veux pas m'auto-ronger pour le restant de mes jours.
Version personnelle du pari pascalien, je dirais.
Par contre, sérieusement, qu'on arrête de me foutre ce "vieux sage" dans les pattes à toutes les sauces de prédictions de mierda, il commence à être lourd, là, l'inconnu du Nord Express, et je veux pas de crouton rabougri dans mon lit ...
A lifetime of happiness ? No man could bear it: it would be hell on earth.
~ George Bernard Shaw
mardi joyeux
Je ne téléphonerai pas.
Je n'écrirai pas.
Je n'enverrai pas de message plus clair.
Est-ce vraiment important de savoir si tu as failli me faire revioler (c'est une image, aucun détail croustillant à donner) en pensant vraiment bien faire au départ et juste pour moi, ou s'il y a d'autres raisons plus égoïste ou en tout cas moins altruistes ? Voir que tu me connais si peu finalement me semble en cet instant la seule information sur laquelle tirer des conclusions.
Bon, incapable de tenir une décision : "j'y crois vraiment plus là. Ca veut pas dire que je ne tenterai rien, juste que c'est amené à l'échec". Et là-dessus aussi j'aurai raison ? J'ai souvent raison - trop - pour les impressions négatives.
On ne se comprend pas vraiment, et je n'ai pas de personne éclairée en face de moi pour me dire que je devrai avoir confiance. Je vois un aller vers l'échec et me dire dans un ou deux ans que je le savais au fond de moi.
Next mood swing : 10 minutes.
funny female bumper stickers
lundi 15 juin 2009
Fin de semaine dans les choux
Je recommence visiblement à moisir de l'intérieur. Je suis au-delà du cuit. Et puis j'ai mal à l'oreille droite. Mon cerveau s'endort tout seul, veille technologique, à peine capable de taper lisiblement. Un chat me ronronnait sur le bras gauche, ce qui n'aide pas à garder l'esprit vif (les ondes alpha tout ça), et j'ai toujours ce gout désagréable, entre rhume et moisi donc, au fond de la gorge (j'abandonne mon glamour légendaire 12 secondes, là).
Il est temps d'opter pour le repli stratégique vers des horizons plus doux, voire cotonneux et douillets.
Ce soir tout en continuant ma lecture du livre sur l'estime de soi, je me disais que tiens, vraiment, je continue à plus que percevoir l'ébauche d'une envie d'avoir un enfant, Et d'être la porteuse du monstre. Intéressant.
Idealist: One who, on noticing that a rose smells better than a cabbage, concludes that it will also make better soup”
~ Henry Louis Mencken
dimanche 14 juin 2009
Aux deux Eric de grand écran
Sinon, ce soir je suis retournée au cinéma, après une nouvelle interruption de plusieurs semaines (quasi mois). Vu sans trop y croire Looking For Eric, de Ken Loach, que j'ai adoré. Merci à A. de m'y avoir traînée, merci au cinéma local de le passer, et en Vo.
Je ne joue pas contre une équipe en particulier. Je joue pour me battre contre l'idée de perdre.
~ Eric Cantona

