mercredi 1 juillet 2009
Des pieds et des mains
Je poursuis dans mes œuvres de fétichiste light du chubby geek, si possible à tendances interlopes.
J'ai une impression de résolution possible, pas trop longue, et j'ai peur de me faire des idées.
Cette dernière phrase ne va pas vraiment avec les autres, mais je la note parce qu'elle me travaille depuis quelques temps.
Et puis j'ai envie d'être non pas aimée, mais désirée, sûrement mes hormones qui s'amusent ces jours-ci avec moi.
Je sais aussi que je me suis dit que je devrais plus passer à l'attaque à ce propos (entre autres). En promenant le chien, ce matin, je me disais en mon for intérieur que j'ai fort en pagaille, que je suis incroyablement peu sûre de mon potentiel de séduction. Je suis capable d'analyser froidement mon physique et de le juger plus que satisfaisant, au-delà de la bonne moyenne, dans la catégorie des chanceuses en d'autres termes, et d'évaluer mes capacités intellectuelles (pour aller plus vite) avec sensiblement les mêmes termes, et pourtant dans les faits, rien ne me surprend plus que quelqu'un qui me témoigne un réel intérêt marivaudesque. Plus particulièrement bien entendu quand j'en ai autant à dire à son sujet. Combien d'occasions ai-je donc laissées filer ces dernières années - bon, ces derniers trente et un ans, okay - à cause de cela ? Je me souviens du premier, très clair à postériori, puisque c'est son ex de "avant moi" ("moi" qui n'a jamais eu lieu, donc) qui me l'a confié un jour.
Ai-je vraiment fait des progrès depuis mes quatorze ans ? Un peu. J'ai été porter dans la chambre d'ami des croissants en t-shirt et petite culotte à B. le lendemain matin de son arrivée en visite de courtoisie chez moi. Je me suis rendue en Suisse. J'ai mis mes pieds sous la couette à D. En pestant intérieurement pire qu'un chat aspergé de mille gouttelettes glacées que bordel des couilles à Jean-Hugues Anglade, mais alors quoi, il ne va jamais se décider à faire quoi que ce soit ? J'ai lourdement réitéré ma proposition quant à ce scrogneugneu de pique nique avec M. que j'attends toujours de pied ferme. Je suis celle qui a roulé la première pelle à L. lors de mon passage éclair dans sa ville, et qui insiste pour qu'elle me ramène mon T shirt oublié là-bas, nom de Dzi, voire plus si affinité (note : faites, petit jésus merci, que je sois de bonne humeur ce jour-là, j'ai plein d'idées merveilleuses pour tester son masochisme. Merci petit jésus mon pote ...). Et je me suis amusée ce soir à montrer mes magnifiques orteils à un presque fétichiste des pieds. Donc oui. Je m'améliore. Pas encore miraculeux, mais mieux. Restons sur cette idée. Et sur celle de tout ce qu'un presque fétichiste des pieds pourrait accomplir sous ma douce mais ferme férule.
Gourgandine, va.
Sex without love is a meaningless experience, but as far as meaningless experiences go its pretty damn good.
~ Woody Allen
(PS : Là je vais me coucher.
Pour dormir.
Seule.
J'ai pourtant d'autres idées en tête.
Pourquoi diantre le monde est-il si cruel ?)
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