Ma vie lamentable (ou un furet dans le congélo)

Un blog avec des clichés, des doutes, des news à la con, des moutons ronchons, un ex pas ex (?), un amant minimum, du sexe si vous êtes sages, des amis, un chien qui sent le parmesan, des chats fous et un furet dans le congélateur ...

vendredi 26 juin 2009

Put your hands down (and your spirit too)

eternumentJe mange du pâté végétarien aux champignons et je déprime vaguement. Des échéances qui arrivent (j'ai toujours des échéances prêtes à poindre leur nez pour attaquer mon moral), des hormones qui partent ou qui reviennent, des courriers qui me choquent, il est si facile de me faire trébucher là-dedans ...

Du point de vue uvéite, amélioration. Par contre je continue de moisir.
Je suis souvent de meilleur humeur juste avant d'aller me coucher. Plus maître de moi, voire maîtresse des autres parfois - sourire - ; je dois d'ailleurs réussir à garder cet état dans la journée si je veux réussir à concrétiser pleinement mes envies sur le sujet. Les scenarii se construisent au fur et à mesure, le financement est réglé, ne reste plus qu'à passer la casquette de metteur en scène, totalement.
Est-ce qu'il est clair que je parle de cul ? Je me demande.

For mad scientists who keep brains in jars, here's a tip: why not add a slice of lemon to each jar, for freshness ?
~ Jack Handy



mercredi 10 juin 2009

Douceur Lotus

sommeil_

Il est temps de me coucher. Journée un peu stressée, des magazines à la con reçus aujourd'hui m'attendent pour me calmer, j'espère. Quand je me réveille demain, j'ai un anniversaire à souhaiter, celui que j'aime passe une année de plus. Envie de montrer à ceux qui n'y croient pas, dont D., que si, c'est possible, l'histoire peut reprendre son cours après avoir été interrompue. Au bout du compte, surtout envie de me le prouver à moi. Est-ce que c'est ma plus grande peur, à l'heure actuelle ?

Est-ce que je me répète ? Hier j'ai été rendre visite à quelqu'un que je connais par blog interposé. Au vu de mon égocentrisme et de mon quotient émotionnel défaillant, je me suis évidemment demandé si je faisais partie de ces personnes évoquées qui rabâchent et tournent en rond en se regardant le nombril. Est-ce que j'aurais si mal évolué ? Son avis était très différent il y a quelques mois, donc je me questionne. Manque d'assurance. Se replonger derechef dans ma lecture précieuse du moment. Oui, je me suis mise au développement personnel, personne ne pouffe ou je sors mon chat à neuf seize queues, et toc.

Envie de croire que je mérite d'être heureuse, et surtout en paix, et que je n'ai pas à attendre encore un an pour cela, que la délivrance est proche, mais sans promenade chez les dégénérés américains, merci.

B. ne me fait jamais trop poser de questions sur lui, sur son identité intrasèque, sur le fait qu'il veut mon bien. C'ets dèjà énorme quand on me connait un peu.

PS : je suis plus patiente avec La Truffe en ce moment, et j'en suis fière. Je suis aussi capable d'expliquer à peu près posemment à ma mère qu'elle me tue à mettre dix minutes à sortir quelque chose qui pourrait se dire en deux. Et puis j'ai été capable ce soir d'énoncer ce fait : c'est son comportement qui me fatigue, mais elle reste ma mère, et elle je l'aime. Elle n'a pas réagit à cette phrase, mais je suppose que quelque part en elle, elle a remarqué que ces mots ont très peu franchi mes lèvres jusqu'à maintenant.

C'était moins dur à dire que je ne le pensais.

Don't fight with the pillow, but lay down your head
And kick every worriment out of the bed.
~ Edmund Vance Cooke

jeudi 28 mai 2009

Comme le dit Emma D. , Je Suis Conne

06d3ede2051d1c63Étrangement je viens d'effacer ce que j'avais écrit par erreur. Je peux y voir l'action embrumante du Xanax, ou un signe, léger. Rien d'impérissable n'est perdu de toute manière.

Je reviens de la promenade du chien. Dans ma main, ma lettre de flagellation, celle où j'explique que le retard qu'on pris certains événements me sont entièrement imputable, qu'il n'y avait aucune malice de ma part, que je trouverais injuste que d'autres aient à en payer les conséquences. Pas de boîte à lettres à l'extérieur, mais au moins je me serai couchée en ayant essayée. Je me répétais sue le chemin que je valais mieux que celle qui a crée le problème à la base. Pas de forfanterie, juste une sorte de constatation clinique. Meilleur patrimoine physique, intellectuel, moral ...

Certains vivent mieux que moi, avec un bras en moins, 2 dollars par jour, orphelin, rayez la mention inutile, rajoutez en une ou deux si vous voulez. Tellement du genre à me noyer dans un verre d'eau. Encore une fois, ces deux personnes qui m'accompagnent, comme dans ce film à sketch des années 70 avec Alain Delon, la face sombre, et la lumineuse. Où suis-je dans le tableau, en plus ? Celle qui me bloque, me méprise et doute, ou celle qui aspire, inspire, projette et ouvre grands les bras ? Cela peut paraître lamentable, pourtant je sais que j'aurais la possibilité de tenir le monde dans ma main, d'une certaine façon, mais que je suis comme un autiste qui aurait bloqué dans son cerveau le code des ogives nucléaires du pays. Pas d'accès, ou en tout cas, ardu, terrain miné, Bruce Willis demandé en caisse centrale. Est-ce que je ferai finalement les "grandes" choses que j'aurais pu faire ? Je n'en sais rien. Je peux blâmer ma mère qui ne craint que cela (et tout le reste) de n'avoir pas fait face à mes problèmes d'enfance en temps et en heure, à ce connard de Ph. Gi. qui avait les mains baladeuses et la queue pendante, à une partie de ma famille avec qui je sens bien que je ne sens rien, à mes gènes pourris, aux enfants méchants et à tous les dénicheurs de talents qui ne se sont pas prosternés à mes pieds, mais à la fin de ce chemin tortueux, rendons à César ce qui est à Cheshire : ma responsabilité avant tout - et je n'ai pas dit culpabilité -.
Je peux appeler les concepts de résilience, ceux de force, de libre-arbitre, de choix, bref mettre plein de mots différents sur une idée simple : ma vie c'est moi, et elle est donc ce que j'en fais. Jusqu'à présent, pas grand chose me direz-vous. Vous êtes fins observateurs, vous répliquerais-je, en grommelant parce que là, je vous trouve gonflés de me le faire remarquer.

Quoiqu'il arrive, si dans quelques années je suis toujours au même point, je serai la seule à blâmer, merci de me le rappeler.

Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche.
Un Taxi pour Tobrouk (1960) de Denys de la Patellière

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mercredi 27 mai 2009

Mon xanthome est dans la ville

potagerMoi je t'aime.
Moi j'ai peur.

Les deux messages que je viens d'envoyer à B. du haut de mon rhume. Mon angoisse diffuse me paraît ridicule. J'attends que mon infusion verveine - fleurs d'oranger infuse, chacun son rôle. Hier, pleine de mal de gorge et de barre au cœur, j'ai été travaillé avec un demi xanax (c'est quoi donc le xanthome que me propose le correcteur d'orthographe ? Merci Wikipedia : "Un xanthome est une tumeur bénigne cutanée plane ou nodulaire, externe ou sous-cutanée, de couleur jaune, jaunâtre ou jaune-orangée, formée par un infiltrat dermique de cellules chargées de graisses". Oui, c'est un peu pareil, en fait ...) dans l'estomac. Effet fascinant, j'ai cherché à dormir tout le temps, je n'écrivait plus droit, mais j'étais ailleurs, dans un coton somme toute assez léger. Faire attention de ne pas retenir le chemin, je sais que je serais tentée d'y revenir par trop souvent. Hier aussi, je n'ai vu B. qu'en début de soirée, en coup de vent. Il est passé ce soir, après avoir terminé sa journée. Je me rendais compte peu de temps avant qu'il sonne qu'il me manquait physiquement, que ces trente et une heure sans sa présence étaient une durée un peu trop pénible pour moi.

J'ai juste envie d'être libérée de mes contraintes matérielles. De prendre des vacances. de sentir le sable sous mes pieds, et la sueur collée à mon dos, chez lui, où n'importe où qui n'est pas ici. Ici me ronge. Bon, cela fait des mois que je le rabâche, donc c'est un fait établi.

Je ne sais pas quel type de couple nous sommes, visiblement pas un classique. Ce n'est pas parce que pour les autres cela ne fonctionne pas que c'est la même chose pour tout le monde. si vous allez vous faire ipérer des amygdales, il y a peu de risque de complications mortelles. Pourtant, cela peu arriver. Donc, dans l'autres ens, c'est pareil (oui oui, c'est une pensée positive qui sort de mes doigts). Je ne sais pas comment encore, mais je pense que cela peut fonctionner. Même si nous avons des différences majeures. En même temps, je suis sûre aussi que je peux lui mettre un martinet dans la main, rien que pour mentionner cette partie-là (j'insère ici un petit sourire en coin).

Je veux juste être libérée, pas me venger, avoir le droit de partir, sans me retourner sur les erreurs ou les gens qui m'ont fait souffrir, par appât du gain, égoïsme, bêtise, jalousie, ou tout à la fois.

Liberty without learning is always in peril and learning without liberty is always in vain”
~ John Fitzgerald Kennedy




jeudi 21 mai 2009

Deux poids deux mesures

nosferatuTous les jours qui se passent actuellement, je me lève avec une barre sur la poitrine, un stress, une anxiété, une angoisse, je ne sais pas comment l'appeler, et je ne sais pas si c'est très important. Quelque chose qui me tient, m'étreint, m'enserre, m'empêche de respirer correctement.

Je me réveille doucement ces derniers jours, mais posément, calmement, avec la radio. Je suis même plutôt bien. Et puis tout recommence quand je mets le pied au sol et que je me lève. Le poids est là, comme une griffure. Il reste au moins une bonne partie de la journée, voire tout le temps, comme un écho maladif.
Et je veux toujours éviter les drogues légales pour ne pas être broyée.

Je n'ai pas de solution pour l'instant.

Anxiety is the dizziness of freedom.
~ Soren Kierkegaard

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vendredi 16 janvier 2009

En passant

Assez lasse, un peu angoissée en ce moment. Mon coeur de battre s'est emballé, un peu tous les jours. L'impression d'être seule, la fille putassière de Cioran.

On est et on demeure esclave aussi longtemps que l'on n'est pas guéri de la manie d'espérer. 
~ EM Cioran

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lundi 3 novembre 2008

Everyday is like sunday Everyday is silent and grey

Morrissey_Viva_HateDimanche comme un dimanche. Maussade, froid, gris, humide. Seule. Comme disait la Juliette de saint Germain, "Je hais les dimanches". Ils me font regretter d'être vivante, le plus souvent. J'avais rendez-vous avec un voisin sympathique pour aller à la rencontre de ceux pas sympathique, silence radio, il n'était pas là, il est toujours injoignable à l'heure actuelle. La date butoir qui me tord l'estomac et me torture l'esprit depuis des jours et des jours. En même temps, je connais un peu l'animal, donc je prévoyais cette possibilité. Il n'empêche ... Ma vie m'échappe tous les jours du seigneur ou presque. Ils me font me sentir pathétique, fragile, inadaptée, bouton d'acné à la face du monde.

Demain, échéancier chez le vilain monsieur qui pique des sous parce que l'état l'autorise à le faire. Envie d'hibernation. Mon cas me semble désespéré. J'ai envie d'être terminated. Déjà vieille avant d'avoir été jeune. Inutile cheveu sur la soupe d'une assiette que personne ne consomme, pire encore que personne ne voit.

Tout me paraît lourd, inutile, superflu. Je repense au thème astral que m'a fait un de mes correspondants américains, là où il est dit que je dois rester éloignée des opiacés. Envie d'une giclée de drogue hypocritement légale, un tour par le placard, le flacon aux benzodiazépines, ceux qui vous grignotent le cerveau peu à peu, et toujours plus, crient ils de leur petite voix vrillante. Encore une fois un test, je les ai depuis trois ans, suite à l'épisode rencontre avec un sociapathe qui a travaillé avec nous, joli flacon anodin quasiment plein, aux comprimés coupés en deux et juste avalés quand la tachycardie frappe à la porte de manière insistante, pour n'importe quoi, pour rien. Surtout faire la morte, résister, je sais qu'une fois que je pénétre dans ces eaux, je n'en sors plus, trop doux, trop lisse, tellement confortable de pouvoir faire la planche et se laisser bercer par le clapotis trompeur, enjoleur, séducteur, et au bout du chemin arracheur de neurones.

Je hais les dimanches, le gigot aux haricots que je ne mange plus parce que je pense à l'agneau terrorisé arraché à sa mère, la visite aux grands-parents qui n'a plus lieu d'être parce qu'ils sont tous morts depuis longtemps, et puis encore la pluie sur les vitre de la voiture au retour du week-end, les devoirs à faire et qui vous mettent un pied dans la tombe en vous projettant finalement au lundi matin, les coups de téléphones que vous n'aurez plus l'excuse de ne pas passer parce que tous les bureaux seront réouverts, le retour de Sisyphe et son putain de rocher que je pousse depuis mon enfance.

J'ai un estomac incroyablement solide pour n'avoir jamais eu d'ulcère.

Je suis un ulcère géant, en même temps.

Not only is there no God, but try finding a plumber on Sunday.
~ Woody Allen

lundi 20 octobre 2008

C'est lundi, oh oh ...

Jesse_GaronBon, week end très agréable du point de vue Helvète, mais angoisse chevillée au corps depis samedi après-midi, attaque due aux différents problèmes professionnels actuels, impression persistante de désastre imminent, de menace presque accomplie. Une soirée filles vendredi, transformée en apéro dinatoire au bout du compte, et discussions légère sur fond de vins rouges, avec une fin qui intervient quasimment à la minute de l'arrivée de D. sur la ville. La soirée se termine dans un pub, où un groupe joue de la musique irlandaise. Le vin et les plusieurs verres de bière brune anglo-saxonne font leur effet, je suis légère et passionnée dehors, et je suis deux à l'être, tant mieux. Il n'est néanmoins pas conseiller de violer qui que ce soit par ce temps, à cette époque de l'année, et à 3h du matin, donc le travail en cours sera terminer dans le couloir de la maison en premier.

Le samedi marque un déplacement géographique dans la ville voisine, où une chambre dans un hôtel situé dans une "ancienne demeure seigneuriale" a été réservée. Dommage pour la glycine de la cour, nous sommes fin octobre. Mais avantde découvrir notre toit pour les prochaines heures, nous sommes dans la périphérie de la cité. Dommage, l'architecture me rappelle ma ville d'enfance, celle que j'ai quittée contrainte et forcée à douze ans pour arriver à HellCity. Je le vis mal, je n'y ai jamais remis les pieds, j'en rêve parfois, ce n'est jamais agréable. L'angoisse attaque. Tout va mal. Dans 48 heures, quand la nouvelle semaine commencera, ce sera la catastrophe, une lettre officielle, quelque chose de monstrueux va arriver, je suis petite et faible, ils vont gagner. Penser à autre chose, ne penser à rien en attendant D. parti chercher la voiture. Penser à rien, très dur pour moi. Formule de sauvetage express quand je me sens prise au piège :" tout va bien, je vais bien" (oui, merci Dany), répétée à l'infini comme un mantra. Le passage au supermarché juste à côté me déprime aussi, mais il est bientôt 19h, nous ne sommes pas encore au coeur de la ville, et j'ai oublié de prendre un Tee shirt pour la nuit.

L'hôtel est tout mignon, nous faisons un tour dans la vieille ville, nous avons l'adresse d'un restaurant indien qui a l'air très bien sur internet ; la rue où il se trouve est petite, intime, mais pleine de gens et d'autres établissements où se nourrir. Je pense au quartier latin à Paris, c'est une excellente surprise. Nous sommes dans une salle riquiquie mimie, cinq autres tables à part la notre et nous nous marchons quasiment les uns sur les autres : minuscule restaurant familial, avec la fille visiblement nouvellement enrôlée et conseillée/grondée par son papa moustachu comme dans un film de Bollywood. Repas heureux. Promenade dans les petites rues, les vieilles bâtisses, les pierres qui ont vécues, et vues des vies bien pire que la mienne, alors quoi zut, tu vas rester à pleurer sur toi pendant combien de temps ?. Arrêt dans un bar à bières à la carte impressionnante, qui se soldera par une Kilkenny pour moi et une Kastel fruit rouge pour lui, les deux à la pression (et vraiment, nous ne sommes pas assez chers, je ne m'étonne plus d'avoir tant de mal à boucler les comptes). Nous manquons tous les deux de sommeil, donc il est temps de rentrer sagement se coucher. Et de dormir pas si longtemps a près. Et de me réveiller moult fois ensuite (oui, nuit pas excellente).

Dimanche vers 11h sonne le réveil définitif, dans une heure la chambre doit être libre. Je lis le texto que B. m'a envoyé le matin même, qui espère que je passe un mauvais week-end (mais avec un smiley souriant). J'en suis vraiment heureuse, la semaine dernière était un peu pénible, il me fait un beau cadeau par ce message. Nous allons nous promener dans le parc à proximité, voir les oiseaux et les chèvres naines, sentir le soleil sur nos têtes, et regarder le ciel tout bleu. Le dimanche me déprime, il a un goût d'automne, de lundi matin, d'antichambre de la mort, de rentrée. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, malgré sa douceur. Des couples et des familles et des chiens composent l'intégralité de nos voisins de promenade. Quand nous sortons, il est trop tard pour espérer manger dans un vrai restaurant, tant pis pour celui avec les risottos qui avaient l'air intéressants, saleté de Français qui arrêtent le service à 14h.

Ce n'est qu'en revenant vers 22h du travail, pour un passage éclair à la maison avec les boissons promises précédemment à mon hôte que j'avouerais mon angoisse. Il me répond qu'il l'avait sentie, me demande pourquoi je ne l'ai pas mentionnée avant. Il n'a pas le pouvoir de résoudre les problèmes qui me rongent, je le voulais pas en entendre parler sur mon temps à l'extérieur, trop l'impression de me voler, de me violer. Il me dit qu'on en reparlera quand je reviendrais à la fin de soirée. Un groupe de clients arrivé un peu plus tard résoudra partiellement le problème : l'un d'entre eux me paye deux verres, vodka et jus de citron bus cul-sec, je découvre intéressée les vertus anxiolytiques de ce breuvage magique. Je réussisrai à voler à l'helvète deux heures sur son horaire de départ prévu, mais je rajoute pour ma défense que la victime était consentante. Nous les passerons sur le canapé minuscule, lui à somnoler, moi à regarder vaguement la télévision, à me vider la tête, à lui caresser les cheveux et à penser que je dois arrêter (de penser).

Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy.
~ Frank Sinatra

vendredi 8 août 2008

Twenty-twenty-twenty four hours to go I wanna be sedated

Le_Vaisseau_De_LangoisseCes derniers jours sont un peu pesants pour moi. Je ne sais pas s'il s'agit purement de chimie, ce qui n'est jamais une possibilité à exclure dans mon cas, ou s'il y a autre chose, ou les deux. Toujours est-il que je suis là, devant mon ordinateur et devant le direct de Secret Story, pour essayer de le vider le cerveau de toute cette boue. Oui, c'est pitoyable. Oui, j'ai également envie de Truc le grand frère et de C'est quoi l'amour ou Confession intime (je ne sais plus lequel des deux est le rigolo), c'est dire à quel point je suis délabrée en ce moment ...[edit : bon, "Les Dossiers de Sans aucun doute" finalement, je ferais avec, je suppose, en espèrant des cas pas trop desepérant ...]

En premier lieu, je suis vraiment stressée par les comptes de ses derniers temps. Des factures oubliées depuis quelques mois, et une erreur d'un mois sur le paiement des loyers du local augmentent de beaucoup le débit, et rien pour ajuster le crédit. Je ne sais toujours pas quand je serai débarrassée de cette bouse qui me pèse, aucune indication contrairement à un cancer ou autre joyeuseté. J'écoppe, j'écoppe, mais si la côte n'arrive pas vite, j'ai intérêt à apprendre fissa fissa koatitou à tricoter, pour pouvoir me passer un joli gilet de sauvetage autour du cou.

La soirée d'hier s'est terminée sur une note moyenne : Un sac à main à disparu, et puis après un portefeuille, en même temps au bout du compte que le petit groupe de clients de merde que je n'apprécie que fort modérément -ceux qui étaient présents lors de la deuxième intervention apocalyptique de Robert le parano - (en plus, sont-ils têtes en l'air les wesh quadra, ils ont aussi oublié de payer).

Le sac à main a fait un retour cet après-midi : le fiancé de la jeune fille est revenu pour savoir si il n'avait pas été retrouvé, et il a demandé la description des autres clients. Le problème, c'est qu'il n'y a aucune preuve que ce soit eux, et en plus j'aurais tendance à penser que ces charmants messieurs ont de très mauvaises fréquentations, et n'hésitent pas à faire parler la violence et la vengeance la plus crasse. La partie atrocement drôle du sujet, c'est que ce n'était pas moi qui étais sur place, mais la gentille serveuse. Le message est donc arrivé jusqu'à mes oreilles encore ensommeillées (levée depuis environ 25 minutes) par l'entremise de ma mère, qui avait l'air aussi concernée que si c'était sa fille l'auteuse de cet ignoble crime. Et la voila déjà à me parler d'assurance. Merci maman, c'est un réveil tout en subtilité qui me ravie. Ah ? En fait, ce n'est pas fini ? Tu dois aussi me dire que la gentille serveuse a besoin de son salaire tout de suite, et que tu n'as plus du tout de soussous et que je dois te donner en avance l'argent si tu dois faire des courses pour nous, enfin pour la bouse ? Et bien, je n'ai pas des tonnes de sesterces non plus, donc pas de courses ... Et moi, qui ne mange pas de viande, et dois donc manger des fruits et légumes frais ? Et bien oui, certes, mais bon, pas de bras, pas de chocolat ...
Enfin bon, j'ai trouvé la défense ultime contre cette guerre chirurgicale menée inconsciemment par ma génitrice : Lors de son second passage, je lui ai parlé de son futur déménagement, de son avancé dans la recherche d'appartement (point mort), et lui signifiant combien c'était important pour l'équilibre de ses finances, chose qu'elle sait déjà, mais qu'elle essaie de coller sous le tapis (maladie commune autour de moi). Comme je ne l'attaquais pas personnellement, elle ne pouvait pas se draper dans son costume de victime. Ce n'était pas mon idée de la faire souffrir, seulement de détourner un peu son attention, essayer de lui faire comprendre ce qu'elle me faisait souvent subir sans s'en rendre compte, et si possible la faire bouger un peu les choses de ce côté.

Je me demande vraiment à quel point la vision que je donne des gens est faussée ici. Ma mère n'est pas un monstre immature irresponsable et manipulateur. Les faits sont toujours plus nuancés, bien entendu. Elle a commis pas mal d'erreurs dans mon éducation, et dans sa vie, mais en ce qui me concerne le résultat n'est pas si tragique et j'ai arrêté de lui en vouloir il y a quelques années. Je crois toujours qu'elle ne pourra jamais regarder franchement ce qui s'est passé toutes ce temps sans culpabiliser en dehors de toute proportion objective, et que donc elle ne se penchera jamais vraiment dessus, en acceptant ses erreurs, ses échecs, mais aussi ses réussites et ses forces.
J'ai appris que je ne pouvais pas changer les gens malgré eux, que je ne suis pas responsable des autres. C'est malheureusement très dur parfois à mettre en pratique dans la réalité. Surtout quand il s'agit de personnes très proches.

J'ai besoin d'un peu plus de certitudes, de bonnes nouvelles, de peluches à paillettes, de câlins et de marabouts que me disent que tout va aller bien dans pas longtemps ...

"Mais, c'est de la manipulation !" Catherine Zeta-Jones
"Non, c'est du chantage... La manipulation, c'est la façon dont les policiers traitent avec les voleurs." Sean Connery dans "Haute-Voltige" de Robert MacDougal

mercredi 16 juillet 2008

Au secours

CriAu fait, j'ai rêvé ce matin que je recevais un courrier du fournisseur de bière qui réclamait le paiement de ses factures, avec en plus 10 000€ de frais de mise en demeure/retard (je crois que l'action se situait dans le futur). Il est très désagréable de se faire réveiller par ce genre d'images....

I am a little pencil in the hand of a writing God who is sending a love letter to the world.
~ Mother Teresa of Calcutta

Recherche, feignasse : facture, cauchemar, angoisse, inquiétude, paranoïa, courrier

Posté par Cheshire à 01:48 - rêves - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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